Sexualité

Le mécanisme de l’érection masculine

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L’érection masculine : n’est-ce pas le symbole de la virilité par excellence ? Comment se crée une érection chez l’homme ? Mécanisme connu qui n’en est pas moins un sujet complexe : du processus d’érection à la dysfonction érectile chez les séniors, abordons les secrets de ce processus physiologique !

Anatomie du pénis

Le pénis se compose de 4 parties complémentaires :

  • Deux corps caverneux
  • Un corps spongieux
  • L’urètre

Le corps spongieux est un cylindre régulant le diamètre de l’urètre. Le rôle de l’urètre est le canal pour laisser passer le sperme ou l’urine. Les corps caverneux, assimilés à des éponges, se contractent ou se dilatent pour laisser passer ou non l’afflux sanguin dans le pénis. Il y a érection quand la verge se gonfle de sang, augmente de volume, s’allonge, durcit et se dresse. Ce mécanisme d’une grande subtilité chronologique concerne la tumescence (gonflement du sexe) et la rigidité du pénis (verge dure).

La tumescence, l’afflux de sang dans le pénis

Le processus de l’érection est orchestré par le cerveau. Sous l’effet d’une excitation sexuelle induite par l’un ou plusieurs des 5 sens (vue, toucher, odorat, goût, ouïe), des signaux sont adressés au cerveau qui émet un message se transmettant à la moelle épinière puis aux nerfs érecteurs de la verge. Ce message conduit au relâchement des fibres musculaires lisses qui entourent les artères péniennes. Cela entraîne un appel pour le sang qui afflue en masse, s’engouffrant dans les artères de façon torrentielle, provoquant une érection.

L’augmentation du débit sanguin est très spectaculaire, atteignant son maximum 1 à 2 minutes après le début de l’érection. Grâce au sang canalisé par les deux artères péniennes, les multiples vaisseaux des corps érectiles se dilatent, entraînant l’augmentation du volume de la verge qui s’allonge et gonfle comme une éponge en se remplissant de sang.

Sous l’effet de cet afflux massif de sang dans les corps caverneux et spongieux, les fibres élastiques de l’albuginée qui entoure la verge se déplissent, ce qui augmente davantage encore le volume disponible pour le sang lors de la tumescence. Ce sont les cloisons transversales de la membrane qui permettent de maintenir la forme cylindrique de la verge pendant l’érection.

Simultanément au relâchement des fibres musculaires lisses, les cellules endothéliales des corps caverneux et spongieux secrètent de l’oxyde nitrique qui est le médiateur permettant le déclenchement de l’érection par une vasodilatation nécessaire à l’engorgement de la verge.

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l’oxyde nitrique

Le processus de l’érection : un mécanisme complexe

Ce processus de l’érection est d’une grande subtilité physiologique. L’oxyde nitrique est issu de l’arginine elle-même issue de la citrulline.

L’arginine est un acide aminé permettant la synthèse de deux substances : d’une part la créatine, qui accroît la masse musculaire (en stimulant la synthèse de l’hormone de croissance) et contribue à la combustion des graisses, d’autre part l’oxyde nitrique qui est l’authentique « carburant » du mécanisme érectile.

Or cette arginine est elle-même synthétisée par l’organisme humain à partir d’un autre acide aminé, la citrulline, ainsi nommée car elle fut identifiée pour la première fois dans le cucurbitacée Citrullus v.

Sans citrulline point d’arginine, et sans arginine point d’oxyde nitrique et … point d’érection !

Pour en revenir à l’oxyde nitrique, il agit tel un facteur de relaxation endothélial pour les parois artérielles qui ont ainsi la capacité à mieux se dilater en réponse à une stimulation du système nerveux parasympathique, ce qui est précisément le cas avec le désir sexuel. Les choses se passent de la façon suivante. La stimulation nerveuse induite par l’excitation sexuelle déclenche une libération d’oxyde nitrique par l’intermédiaire de l’arginine et plus en amont de la citrulline qui est donc à la base du phénomène.

L’oxyde nitrique active à son tour la synthèse d’une enzyme nommée Guanylate Cyclase qui produit elle-même un nouvel élément, la Guanosine Monophosphate Cyclique (CGMP), laquelle favorise la relaxation des parois artérielles péniennes, relâchement et assouplissement provoquant une dilatation qui accroît sensiblement l’afflux sanguin, condition essentielle à l’état d’érection. Grâce à la CGMP, le pénis grandit et durcit. Pendant la tumescence, le gland se dilate lui aussi et se dégage du prépuce.

La rigidité pour assurer la pénétration

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La tumescence est une chose, la rigidité de la verge en est une autre, dont dépend la qualité de l’érection et sa durée. C’est la compression des veines chargées du retour du sang (de la verge vers la circulation générale) qui conditionne la rigidité.

Il y a une telle élévation de la pression intra caverneuse, pendant la tumescence, que les valves chargées de réguler le débit dans les veines assurant le retour du sang se ferment.

Le sang entré massivement dans la verge par les artères ne peut pas ressortir par les veines. C’est cela qui conditionne la rigidité d’une érection, dont le maintien conditionne la durée de l’acte sexuel. La rigidité favorise la pénétration vaginale et la satisfaction de la partenaire.

Elle est d’autant plus spectaculaire que lors des premiers instants de la phase érectile la base de la verge perd sa souplesse, ce qui rend difficile (voire impossible) de l’incliner vers le bas alors qu’elle est redressée.

Au fur et à mesure que la tumescence se prolonge, la rigidité diminue, la verge devenant plus souple à sa base, capable de bouger dans toutes les directions, ce qui permet de réaliser certaines positions sexuelles lors de rapports sexuels avec pénétration.

Encore une fois ce mécanisme érectile n’est rendu possible qu’après une synthèse initiale de citrulline. Or en vieillissant, l’organisme en élabore de moins en moins alors que paradoxalement c’est à cette période de la vie qu’on en a le plus besoin. Afin de se donner toutes les chances d’être à la hauteur, sexuellement parlant, il est vivement conseillé aux hommes qui prennent de l’âge une supplémentation en citrulline.

Dysfonction érectile chez les séniors

On parle de dysfonction érectile lorsqu’il y a incapacité répétée à avoir une érection ou de la maintenir suffisamment pour un rapport sexuel avec pénétration. Environ 20 % des hommes âgés de 50 ans à 60 ans sont touchés par ces troubles d’érection dure. Ce nombre s’accroît avec l’âge et la survenue de maladies. Néanmoins, un homme en bonne santé peut avoir une vie sexuelle toute au long de sa vie.

Si la sexualité évolue avec l’âge, il n’en demeure pas moins que pour la majorité des personnes, tous les mécanismes physiologiques pour atteindre une excitation sexuelle sont présents à tout âge. Parfois, cela nécessite d’adapter sa sexualité car il est normal qu’avec l’âge, des changements s’opèrent. Les érections peuvent être moins rigides et surviennent pour un seuil plus élevé de stimulation sexuelle. D’autres modifications avec l’âge peuvent perturber : les troubles urinaires liés à l’hypertrophie de la prostate, la fatigue, les insomnies, les problèmes de santé ou la prise de médicaments.

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